Poèmes d'Aurélia Lanneau
14 Septembre 2012
J’avais rêvé du
prince charmant
Il était blond et
grand
J’ai cru l’avoir
trouvé
A ma dix-huitième
année
Comme dans un rêve,
il m’aimait
Jeune âge tendre
plein de naïveté
Je n’avais pas
compris qu’il mentait
J’étais pour lui une
façade
Il ne voulait pas
s’avouer la vérité
Mais au mot près,
Qu’est-ce que ça peut
changer
Dans cette histoire
dorée ?
Une fille qui croit
au conte de fée
Se prend pour
Cendrillon
En un jour revoilà la
souillon
Traînée dans la boue
par celui qui
Se fait passer pour
le gentil
C’est pourtant bien
lui l’ogre
L’homme qui, la nuit
venue,
Dévore les garçons
dans leur lit
Ce n’est qu’après
qu’on ouvre les yeux
On souffle, ce
n’était qu’un cauchemar
Place à de nouveaux
espoirs
Erreur, impossible
d’oublier
Quand ces images
vont-elles me quitter ?
Au mot près,
refais-moi l’histoire
Efface-toi du plus
profond de ma mémoire
J’avais pourtant
imaginé une fin plus gaie
Au mot près, la
réalité m’a rattrapé
Aurélia Lanneau - Avril 2007